J'étais, las, sur ce rocher, immobile et pensif,
Seul, libre face au silence, simplement contemplatif.
J'avais toute la quiétude offerte pour voyager,
Et choisir mon univers sans jamais le renier.

Créer, inventer toujours son propre mode d'expression,
C'était faire le pari d'une douce insoumission.
Être ensemble, sans jamais renoncer à ses choix,
Partager avec les autres sans leur prêter sa voix.

Je voulais apprendre encore sans gaspiller mon temps,
Je voulais suivre la danse au seul gré de mes vents.
Relever quelques défis, même au prix des tourments,
Car parler avec le cœur me suffisait vraiment.

Et si la liberté n'était qu'un refuge intérieur,
Un endroit où l'on retrouve le meilleur de son cœur ?
Un espace où l'on s'écoute avant d'écouter le monde,
Où les certitudes tombent et les espérances abondent.

Et croire encore à la vie, malgré tous ses détours,
À ces instants suspendus qui nous façonnent toujours.
Marcher loin des faux semblants, des vérités imposées,
Pour garder au fond de soi l'envie d'encore oser.